BIENNALE DE BELLEVILLE / 3ème ÉDITION

PARIS, BELLEVILLE

 25.09 – 26.10 2014

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De la mi-septembre à la fin octobre, la biennale de Belleville reprendra ses marques, entre République et Nation, Colonel Fabien et Ménilmontant. Proximité, territorialité, mixité : la biennale a fondé son identité sur une exploration physique et imaginaire de cette ancienne commune au riche passé en essayant de transcender cet attachement au contexte.

La première édition avait tenté de faire le parallèle entre sédimentation de la population et complexité de l’œuvre, la seconde de faire résonner l’actualité politique avec l’aspect cyclique de la création artistique, cette troisième édition insistera encore plus sur la dimension exploratoire en se dédiant à la marche et à la déambulation urbaine. 

« La piste des Apaches » ou la marche comme expérience urbaine artistique et esthétique

Dans le prolongement des deux premières éditions qui avaient initié de nombreux projets de déambulation comme les marches de Show-Chun Lee le long de la rue de Belleville ou celle du grand artiste anglais Hamish Fulton en 2010, l’édition 2014 orientera fortement les productions en ce sens, sans renoncer pour autant à d’autres projets d’expositions plus classiques. Cette orientation part d’un principe de réalité – l’absence à Belleville d’un lieu qui puisse accueillir des manifestations d’envergure – mais tient aussi au choix de privilégier la dimension de nomadisme et de perpétuel mouvement de l’art contemporain. La marche condense un certain nombre de préoccupations tenant à la fois de la définition de l’œuvre d’art que de sa réception ou du rapport artiste / usager, elle repose la question de la matérialisation de l’œuvre et de la reformulation de l’expérience sensible. En mettant l’accent sur la marche (urbaine), nous cherchons à déplacer les considérations esthétiques liées à l’objet vers le « sujet regardeur » qui est, de ce fait, largement plus sollicité que dans le schéma classique d’une relation frontale. La déambulation à travers la ville modifie notre regard sur cette dernière et, au regard de sa complexité, de son inachèvement, permet de la considérer un peu plus comme une œuvre collective in progress. Le contexte bellevillois est d’autant plus remarquable que Paris est la seule capitale à disposer d’aussi peu d’espace vital, comparé aux autres capitales européennes. Les marches pratiquées par les artistes partant de Belleville pour rejoindre d’autres points en petite couronne participent de ce mouvement nécessaire d’élargissement de Paris et cherchent à briser la frontière artificielle du périphérique qui maintient les tensions et les rigidités plus qu’elle n’ouvre de possibles.

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Explore, tour, wander…. It seems that the hallmark of the third Biennale de Belleville will be walking, whether it takes the form of urban neo-tourism or as the sign of a human gathering. Whereas many of the artists’ projects will invade the winding streets of the district, making Belleville the epicentre of the event, they will also cross the Periphérique and make the Greater Paris we have been waiting for so long a reality.

New pedestrian links through Belleville and the Petite Couronne, accounts of underground visits on smartphones, hopping from bar to bar to listen to texts written by artists, manifestations of phantoms: characterized by an uninhibited rethinking of the exhibition format, a poetical survey of the district, and a narrative representation of the works rather than the classic display, the Biennale will exceed the geographic and formal limits and offer a new vision of contemporary art, set against a backdrop of motion and changing scenery.