À la FIAC
Sur le stand de la biennale, nous présentons quatre pièces qui, soit reviennent sur la première édition de la biennale, soit introduisent des projets qui préfigurent le paysage de la prochaine édition (à l’automne 2012).
Une série de dessins réalisés par Julien Tibéri, jeune artiste marseillais qui a illustré quelques étapes choisies de l’édition 2010, entre carnet de dessins et unes d’un journal imaginaire : cette commande spécifique pour la FIAC peut se lire comme une archive originale de la biennale, sur un mode mi-caricatural mi-réaliste.
Un papier peint bicolore de Henrik Plenge Jakobsen – le rouge du communisme et le noir de l’anarchisme – qui s’intitule Anarchist knight (production Wallpaper by artist).
Chromiphérie, un split screen de Blaise Parmentier qui associe un plan séquence d’un tour de périphérique parisien surmonté d’un fondu qui déploie les couleurs du cercle chromatique. Cet assemblage de deux boucles parfaitement synchrones, l’une réaliste, l’autre picturale, dessine le projet de transformation de la rocade parisienne en œuvre d’art totale invitant les usagers à en devenir les arpenteurs éphémères.
Ink & Blood: 1968-2009, d’Abraham Cruzvillegas réunit une quarantaine de reproductions d’affiches révolutionnaires en provenance de divers pays d’Amérique du Sud qui illustrent la richesse de l’imaginaire lié à la lutte révolutionnaire de 68 à nos jours.
Par ailleurs, trois performances auront lieu dans l’enceinte de la FIAC :
- La lecture du livre Faut-il brûler Paris. Écrit en riposte au pamphlet antisémite et antisoviétique Je brûle Moscou de Paul Morand, Je brûle Paris de Bruno Jasienski, poète futuriste juif-polonais et militant communiste de la première heure, apporta à son auteur une renommée internationale tout autant qu’il scella son destin.
> jeudi 20 octobre de 17h à 18h dans l’espace signature situé dans la nef.
- Tableau vivant : Adélaïde Feriot, The Observer, 2011. Au milieu de la foule se trouve un personnage, L’observatrice. Elle est là, figée, rigide. Son visage est un masque de cire. Seul le battement de ses cils rythme cet espace. Elle pose tel un modèle, elle fait image. La regarder ne l’atteint pas, elle reste absorbée par sa tâche.
En prévision de la « Nuit des tableaux vivants » organisée par Jean-Max Colard et Christian Bernard pour la Biennale de Belleville 2012.
> vendredi 21 octobre à 17h sur le palier de l’escalier des arts (le palier situé en haut de l’escalier).
- Tap Dance / Black Square de Nicolas Chardon, présentée l’année dernière dans le cadre de Street Painting4 sera re-présentée cette année. Il s’agit d’un danseur de claquettes exécutant son numéro sur un monochrome noir.
> samedi 22 octobre à 15h au 1er étage dans la rotonde de la Reine
L’équipe de la biennale de Belleville est un collectif de curateurs, journalistes et acteurs du monde de l’art contemporain résidant à Belleville : Gilles Drouault, Muriel Enjalran, Patrice Joly, Aude Launay, Judicaël Lavrador, Emmanuelle Lequeux, Claire Moulène, Andrea Weisbrod et Jens-Emil Sennewald (Café au lit).
La biennale de Belleville a invité la curatrice Joanna Warsza pour le projet Belleville vaut bien une biennale.
L’association 40mcube de Rennes a coproduit la pièce de Julien Berthier (Monstre).
Elle sera invitée comme structure associée dans la prochaine édition.
Nous remercions les artistes et tous les participants de cette première édition, ainsi que tous les partenaires institutionnels et privés, en particulier la Fiac qui nous a aimablement invités sur ce stand.


