Street painting - peinture à la rueStreet Painting, le 9 octobre 2010 dans les rues de Belleville, Rébeval, Rampal…

Commissariat : Judicaël Lavrador & Aude Launay

Au moment où le tag et le street art se font une place dans les galeries d’art et au Grand Palais, la peinture contemporaine regagne, elle, les trottoirs. Cette “exposition” en extérieur se propose en effet de livrer à l’épreuve de la rue des toiles, des peintures performées, et bien d’autres pratiques picturales qu’on pensait vouées au cube blanc. Or nombre d’artistes abordent aujourd’hui la peinture en amateurs : ni virtuoses, ni radicaux avant-gardistes, ils vont voir du côté des peintres dilettantes et des tableaux de brocante à qui ils empruntent leur trait maladroit, mal léché et naïf. D’autres artistes, sans renoncer à une pratique radicale, replongent la peinture abstraite à l’une de ses sources, le réel le plus commun. Les uns et les autres sortent ainsi en quelque sorte la peinture de son ghetto pour la mettre à la rue.
Avec : A Constructed World, Nicolas Chardon, Aloïs Godinat, Clotilde Lataille, Olivier Mosset, Blaise Parmentier, Gerald Petit, Clément Rodzielski, Hugo Schüwer-Boss, Morgane Tschiember.

Curators : Judicaël Lavrador & Aude Launay

Just when graffiti, tags and street art are getting a foothold in art galleries and in the Grand Palais, contemporary painting is taking over the sidewalk again. The intent of this outside “exhibition” is actually to put canvases to the street test, along with performed paintings, and various other painterly activities which we thought were doomed to the white cube. The fact is that many artists are now broaching paintings as amateurs: neither virtuoso nor avant-garde radicals, they check out dilettante painters and pictures in bric-à-brac stores, borrow- ing their clumsy lines which are at once anything but polished, and naïve. Without turning their backs on a radical praxis, other artists are going back to one of the sources of abstract painting—reality, in its most common-or-garden form. Both are thus in a way prising painting out of its ghetto and bringing it into the street.